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Le Grand Conseil Fribourgeois (Suisse) élut en 1911 Jean-Marie Musy conseiller d'Etat, et
il prit le portefeuille des finances fribourgeoises. Il donna aux Entreprises Electriques Fribourgeoises une nouvelle structure qui devait leur permettre de devenir une grande régie commerciale.
Pour lui la sagesse allait de pair avec la vaillance et il plaçait au-dessus de tout l'intérêt public.
En 1914, quelques mois après que la première guerre mondiale éclatait,
il était élu au Conseil national et entrait au Parlement fédérale à Berne. Le problème financier de la Confédération, causés par la mobilisation de l'armée suisse et l'approvisionnement du pays, avait obligé de chercher les nouvelles ressources nécessaires pour couvrir ces énormes dépenses. Mr. Musy fut un collaborateur spécialement qualifié pour résoudre les difficulté financière et s'attacha dès son entrée au Parlement.
La session des Chambres fédérales s'ouvrait au mois de décembre 1919, quelques mois après la fin de la première guerre mondiale.
Jean-Marie Musy fut élu Conseiller fédéral Suisse et ce siège était offert pour la première fois au canton de Fribourg. Le département des Finances et des Péages fut confié au conseiller fribourgeois.
En 1920 la Suisse entra dans la Société des Nations. Mr. Musy fit campagne pour la grande ligue des peuples pacifiques, et ses idées sur l'institution «Wilsonienne.»
Jean Musy fut nommé vice-président de la Confédération Suisse en 1924, et président en 1925. Le même honneur lui échut de nouveau en 1930. Après sa deuxième présidence vint
la crise économique mondiale et d'importants établissements suisses de crédit avaient été branlés.
Le ministre des finances fribourgeois élabora une loi sur le contrôle des banques et caisse d'épargne. Jean Musy n'hésita pas a conserver la valeur du franc suisse et de pratiquer sans délai une politique de déflation. Il a fallu pratiquer une politique d'économie et réduire les dépenses de la Confédération. Il poursuivit ces mesures d'économie et les événements devaient lui donner raison après son départ du Conseil fédéral.
Le travail étouffant au Conseil fédéral, presque sans repos, usèrent prématurément ses forces, et il décida de prendre sa retraite en 1934.
Après un repos de quelques mois, il ne pouvait rester dans l'inaction et le parti conservateur fribourgeois lui offrit une nouvelle candidature au Conseil national. Il fut brillamment élu et M. Musy fit à la chambre plusieurs interventions remarquées, notamment en faveur des montagnards à la dure existence. Il prit sa retraite définitive en 1939 et il s'occupa de nouveau plus activement du Crédit Gruyérien à Bulle.
De 1936 à 1939, d'importantes organisations financières suisses, ainsi que des gouvernements étrangers eurent recours à ses précieux conseils économiques.
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